jeudi 5 janvier 2017

Le cri du coeur du docteur Isaac Gbadamassi


Le chef des urgences et du Samu du Centre Hospitalier de Blois, le docteur Isaac Gbadamassi, tire la sonnette d'alarme...!

 
Chers amis,


 Au cas où vous ne le sauriez pas, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour une offensive médiatique contre l’inacceptable en matière de santé publique.

Outre la désertification médicale de votre territoire (mes collègues de Chatillon et de Meusnes sont épuisés et vont devoir réduire leur activité de peur d’exploser), nos hôpitaux sont en très grande souffrance dans notre région même si la situation est nationale.

Le centre hospitalier de Bourges en grande difficulté depuis au moins 3ans, au vu et au su de tous les élus, nationaux, régionaux puis locaux, a dû faire appel à la réserve médicale opérationnelle nationale pour la continuité des soins durant la période estivale mais en vain. Il n’y a plus d’urgentiste dans leur établissement et 2 services de médecine ont fermé en juin faute de médecins. Le centre hospitalier de Châteauroux est également à « genoux » y compris en médecine de ville car ils ont dû réduire leurs secteurs de garde ambulatoire obligeant les patients à parcourir 50 voire 70 km pour consulter un médecin généraliste. Vous comprenez que nos communes limitrophes du département « 36 » sont de facto en grande souffrance connaissant la situation de votre secteur et celle de Romorantin qui est catastrophique (un seul urgentiste titulaire en poste et d’un certain âge). Quant à Blois, il nous faut assurer une présence constante tous les jours, week-ends compris en travaillant dans l’illégalité administrative totale.

Heureusement que nous disposons de belles et très coûteuses maisons de santé pluridisciplinaires éternellement vides. Quelle gabegie !! Certes, ce sont des deniers publics mais les payeurs, in fine, seront bien les contribuables et patients potentiels que nous sommes tous.

 Je vous laisse écouter ces propos que je n’ai pas hésité à prononcer en sortant de mon devoir de réserve car nos services publics sont entrain de mourir et je ne peux le concevoir du fait de ma responsabilité et du simple citoyen connaissant un peu le sujet.

Sachez que la situation du CHU de Tours n’est pas mieux car nos jeunes confrères aspirent désormais à travailler autrement. J’en attendais 2 pour nous rejoindre à Blois en novembre mais ils ont décliné au prétexte qu’ils n’étaient pas des « esclaves » à payer avec la monnaie de singe pour des heures interminables. Ces 2 jeunes se destineraient finalement à une médecine non clinique, donc de laboratoire.

 Parlons-en haut et fort car nos hôpitaux ne passeront pas le cap de l’hiver et je crains que les personnes âgées en pâtissent lourdement.

Tous nos efforts se volatilisent, accentuant notre désarroi.

 Bonne soirée et bonne écoute de ce document, désormais public donc à diffuser à votre guise.

 Bien à tous

 Isaac GBADAMASSI

 docteur Isaac Gbadamassi, chef des urgences et du Samu au centre hospitalier de Blois


samedi 22 octobre 2016

Rama Yade à la rencontre des maires


Rama Yade candidate à l'élection présidentielle de 2017 est en déplacement dans notre région le lundi 24 octobre et mardi 25 octobre 2016 à la rencontre des maires. En tant que déléguée et porte-parole départementale du Loir-et-Cher j’accompagnerai l'ex ministre et candidate à l’élection présidentielle dans son déplacement sur notre territoire du Loir- et - Cher.
La candidate de « la France qui ose » rencontrera et présentera aux maires et aux élus du département son « manifeste sur la ruralité ».

lundi 19 septembre 2016

 

Premier conseil municipal de rentrée après la pause estivale, ce lundi 19 septembre à 18h00 à l'hôtel de ville, la séance est ouverte au public.

  • 26 décisions du maire communiquées aux élus pour information et validation, les élus peuvent intervenir sur ces décisions, sans pouvoir les modifier.
  • 65 délibérations seront votées par les élus pendant ce conseil municipal. 

jeudi 8 septembre 2016

Bonne rentrée à tous !


Christelle Ferré présidente UPB,
Conseillère municipale et communautaire Blois
Après la pause estivale, la rentrée est un moment particulier dans la vie des familles, les blésois retrouvent le chemin du travail, des activités associatives, de l’école pour les plus jeunes…
La ville de Blois a véritablement  besoin de renforcer son attractivité et de faire venir de nouveaux habitants, pourtant les signaux en ce début septembre  ne vont pas dans ce sens…
La commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) a voté contre le projet d’aménagement de l’ancien site Novellini avenue de Châteaudun alors que le promoteur, « la compagnie du jardin des plantes » voulait investir 2M € et créer des emplois sur notre territoire. Le maire de Blois comme le président d’Agglomération ont refusé que cette entreprise s’installe sur ce site parce que : « ce projet n'apporterait rien de bon au centre-ville » justifie Marc Gricourt  dans la NR du 7 septembre 2016. Dans le monde de l’entreprise la concurrence est saine et stimule le marché… Pourquoi empêcher des entreprises  désireuses de contribuer au développement commercial et économique de s’installer dans notre ville ?
Pour redynamiser notre centre-ville nous avons besoin de nouvelles enseignes, de nouveaux habitants et d’investisseurs qui souhaitent développer des projets dans l’agglomération blésoise. Nous devons faire face à une concurrence importante au niveau régional notamment par la dynamique mise en place dans les villes de Tours et d’Orléans.
Nous avons respecté le Scot (Schéma de cohérence territorial ) souligne  Christophe Degruelle président d’Agglopolys. Alors le SCOT est-il véritablement bien adapté ? Combien de porteur de projet vont s’installer dans des villes voisines ? Combien d’entreprises la ville de Blois va faire fuir dans les départements voisins ?
De plus si nous voulons protéger le centre-ville, pourquoi s’obstiner à développer un centre-commercial au chevet Saint Vincent ?
Comme nous le signalions dans le Blois Magazine de septembre : Les travaux d'embellissement en cours avec l’aménagement cœur de ville Loire (ACVL) sont nécessaires mais pas suffisants, il est indispensable d’avoir également une réflexion sur le stationnement, sur le transport urbain (navettes électriques gratuites) ainsi que sur les emplacements de parking en centre-ville…
« Celui qui n'est pas assez courageux pour prendre des risques n'accomplira jamais rien dans sa vie !"
Cette  citation de Mohammed Ali citée par Rama Yade aux universités d’été du Medef sur le thème donnez-nous des raisons d’y croire… est à méditer…
Unissons nos idées, nos projets pour construire ensemble notre avenir.
Vous pouvez également retrouver notre tribune "Union Pour Blois" dans le Blois Magazine de septembre 2016.
Une permanence est ouverte tous les mardis de 14h00 à 17h00 sur rendez-vous  au 06 07 91 38 14 ou par mail  unionpourblois@orange.fr
 
 
 


samedi 28 mai 2016

Les contribuables Blésois doivent -ils payer la dette de l'AAJB ?



Les adhérents de l’AAJB étaient tous conviés hier soir à l’Assemblée Générale, 90 personnes étaient présentes, mais pour le président «  il est impossible de voter ce soir le compte n’y est pas » : pas assez d’adultes, pas assez de pouvoirs, pas assez d’adhérents présents… les comptes et le rapport de gestion ne pourront pas être entérinés ce soir… mais la réunion se poursuit.
La situation de l’AAJB confrontée à de graves difficultés financières, pouvait demander au tribunal de grande instance une conciliation ou un redressement judiciaire.
En effet, les associations, comme toutes autres personnes morales, sont soumises à la procédure de redressement ou de liquidation judiciaire en cas de cessation des paiements. Mais l’association blésoise n’a pas choisi cette solution…                                                     
Qui doit payer la facture de cette mauvaise gestion ? Le contribuable blésois ? Il semblerait que l’on s’oriente vers cette solution…
La ville subventionne  déjà ce Club à hauteur de 219 000€ et de 50 000 € pour les fluides  à titre de subvention exceptionnelle. Alors que toutes les autres associations ont subi une baisse de leur subvention suite à la baisse des dotations d’Etat L’ AAJB a vu sa subvention maintenue et même augmentée ?  La municipalité va-t-elle combler ce tonneau des danaïdes ? Veut-elle nous démontrer que les mauvais gestionnaires sont davantage récompensés ?
Par ailleurs, les associations blésoises qui bénéficient de subventions publiques sont dans l’obligation de signer des contrats d’objectifs et de présenter des rapports de gestion comptable tous les 6 mois ? pourquoi l’AAJB a-t-elle été exemptée de ces contrôles ? La ville par négligence a-t-elle cautionné ce déficit ?
Le 15 décembre 2014 la Nouvelle république indiquait déjà dans ses colonnes « AAJB : une situation plus que critique » en effet  l’AAJB avait déjà un résultat d'exploitation négatif de 265.000 €.
Lors de cette réunion l’adjointe aux sports a annoncé qu’une solution serait sur le point d’aboutir avec la municipalité. En effet, la ville aurait comme projet de racheter le bâtiment, un projet de cession du site est envisagé et un bail emphytéotique. Une délibération allant dans ce sens serait d’ailleurs mise à l’ordre du jour au Conseil Municipal du 27 juin prochain.
Le président de l’AAJB est par ailleurs élu  municipal. N’y a-t-il pas conflit d’intérêt ?
Beaucoup de questions restent aujourd’hui sans réponse dans ce dossier qui est traité dans l’urgence et qui devrait être bouclé avant l’été…
L’argent public doit servir à financer des services indispensables au bon fonctionnement d'une société et l’argent du contribuable blésois ne doit pas servir à éponger les dettes des associations ni à combler le trou abyssal de l’AAJB !
Comme s’insurge ce matin le président d’Agglopolys dans la NR concernant un autre domaine sportif  : « C'est irresponsable de peser ainsi sur les finances publiques »